50 minutes d'attente pour une ambulance
Le 23 novembre 2017 - 12:29  |  maboulianne@rncmedia.ca

Un homme de Malartic est mort à la suite d'un malaise cardiaque en début de semaine.

Des membres de sa famille ont retrouvé le corps inerte d'Éric Laprise, 45 ans, lundi, à côté de la voiture qu'il déneigeait. Le pire dans ce drame, pour la famille, c'est le temps d'attente avant l'arrivée de l'ambulance.

Selon l'épouse de monsieur Laprise, l'ambulance aurait pris 50 minutes pour arriver sur les lieux. Ce sont les fils de 14 et 16 ans de la victime qui l'ont trouvé en arrêt cardio-vasculaire. Leur mère a immédiatement fait le 911 vers 8 h 20. Elle et son fils de 16 ans ont par la suite commencé des manœuvres de réanimation.

" À 16 ans, faire des manœuvres sur son père, là, c'est un choc. Ça l'est encore, mon plus jeune, il dort pas la nuit. Ça fait la troisième nuit qu'il dort pas, là. " - Nathalie Pépin, épouse d'Éric Laprise

" J'arrêtais pas de regarder s'ils s'en venaient parce que je commençais à capoter, là.
J'arrêtais pas de faire les manœuvres avec le propriétaire puis ma mère, puis il y a personne qui arrivait. " - Emrick Laprise, fils de Eric Laprise

Environ 16 minutes après avoir logé l'appel, la police est arrivée. Dix minutes plus tard, c'était au tour des pompiers. L'ambulance, elle, qui était à Cadillac, à 27 kilomètres de là, est arrivée 50 minutes après l'appel.

Pourtant, il y a une caserne d'ambulance à Malartic, et elle se trouve à moins de cinq minutes de la résidence. De plus, rappelons que les ambulanciers de la région, comme ailleurs au Québec, sont en négociations afin d'obtenir des ressources.

Aujourd'hui, madame Pépin veut dénoncer la situation afin que ce genre de drame n'arrive plus.

" C'est inacceptable, c'est pas supposé ça là. Tu sais, je veux dire, déjà que c'est difficile, là, de découvrir ton père, là, à terre, là, puis que tu appelles des secours, tu appelles des secours, puis que ça vient pas, là. Je l'attends à toutes les minutes, qu'il va rentrer puis qu'il va dire : Allo! Mais non... " - Nathalie Pépin

Depuis lundi, madame Pépin n'a eu aucune communication d'aucun des intervenants. Elle compte porter plainte contre la compagnie d'ambulance Dessercom.